Régionales 2010 : « La petite grenouille verte » a l’appétit féroce
Il ne faut pas se voiler la face, les Verts sont une force politique, notamment en Allemagne et désormais en France !
En Lorraine, Daniel Béguin, sa tête de liste avance même : « Nous devons être le cœur de la prochaine majorité régionale » … rien que ça ! et de rajouter (…) « …cette fois, ça n’est pas le PS qui nous proposera une chambre de bonne, mais Europe écologie qui invitera les socialistes dans le salon, au second tour de mars prochain. » ça décoiffe quand même.
Les notoriétés d’un Arthuis Bertrand ou d’un Nicolas Hulot servent (accessoirement les cosmétiques !) mais surtout à cette tendance « écologique » qui, quand ça l’arrange s’associe au PS ou fait cavalier seul c’est ainsi que les écologistes sont traditionnellement forts des faiblesses des socialistes : ils ont en gros les mêmes électeurs !
Les socialistes, dans ce cas, « préféreraient que ce soit la droite qui perde deux points et pas les Verts » ! d’où cette séduction du bout des lèvres quand les Verts s’associent dès le premier tour au PS comme à Metz par exemple aux dernières municipales. De là à vouloir décrocher la mairie en 2014, c’est évidemment une autre histoire René…
Une autre explication : en période de crise, les questions sociales prennent le pas sur les préoccupations environnementales, ce qui sera le cas le mois prochain à moins de mettre le paquet sur ces questions ce qui, bizarrement est le cas en ce moment.
A cela s’ajoute la participation des écologistes à la direction des régions dont ils critiquent parfois aujourd’hui la gestion. Pourquoi, dans ce cas précis ils n’ont pas abandonné les vice-présidences de ces régions » ? Quand on connaît la position inébranlable des Conseillers Régionaux Verts qui se sont opposés à la participation financière de la Région à la 2è phase de la Ligne Grande Vitesse Est, cela promet de grands débats car, la gare de Vandières dans un autre registre coûterait aussi beaucoup d’argent aux contribuables Lorrains !
Des européennes (16.28%) aux régionales 2004 (4.5%), il y a un gouffre tout de même ! Espérer consolider le score obtenu en juin dernier aux européennes ? C’est à notre avis utopique dans ce type d’élection locale et quand j’entends des « Verts » dirent « croquer » du PS aux futures régionales et envisager 2 ou 3 régions, on croit rêver. La grenouille « Verte » qui veut se faire aussi grosse que le bœuf ! C’est peu dire !
Nous n’avons pas connaissance du programme TV juste avant les prochaines élections régionales mais si … «Home », le film documentaire consacré à l’Environnement de Yann Arthus-Bertrand (qui avait réuni 8,3 millions de téléspectateurs les quelques jours précédent les élections européennes de juin 2009 sur France 2), il pourrait porter bonheur au candidat Vert comme il a porté bonheur à la liste Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit.
Pour autant, le PS est très crispé et réagit mal à ces nouvelles exigences, car, c’est bien un appui de stratégie qu’ils s’apportent l’un et l’autre ! Chacun a besoin de l’autre pour gagner, c’est une certitude.
Bizarrement, le PS met le « paquet » où les « Verts » prennent du volume ou du poids dans certaines régions mais, comme dirait JCDR : »du calme camarades, on va se retrouver au soir du premier tour ! » »
attention à la chute parce que le PS ne fera pas de cadeau aux Verts si les résultats ne sont pas au rendez vous ! les postes de vice présidents convoités et attendus ne seront pas donnés. Au soir du premier tour, les comptes vont être faits et ce sera : »c’est ça, ou rien » ; bien réflêchir car, ce sera un deuxième tour en solo (ce que je ne m’imagine même pas), soit, on prend les miettes qu’on voudra bien nous donner généreusement. Le tout ou rien n’est pas la sagesse.
Un boycott à la Peillon en Lorraine
Cette fois, c’est France 3 Lorraine qui fait les frais d’un désistement de plateau, annoncé certes, mais tout de même en période de débat électoral, très peu compatible avec l’idée que l’on se fait de la démocratie. Le Président sortant préfère donc choisir ses interlocuteurs. Ses amis verts ou de gauche, avec lesquels il a refusé de débattre, n’en font visiblement pas parti. Y aurait-il trop d’animosités à l’issue de 6 années de vie commune ? Des divergences tellement profondes qu’elles ne peuvent s’exposer ? Nous ne l’apprendrons pas du petit écran. Dommage ! On se demande, dans ces conditions, comment les raccommodages ou les petits arrangements entre amis seron t possibles entre les 2 tours. Si le Président sortant refuse de rencontrer ses alliés à la télévision, on peut se demander sur quelle base des alliances de second tour seraient possibles et aussi s’interroger sur le sérieux d’un attelage aussi branlant et chaotique, sur la réalité de leur capacité à travailler ensemble. A moins que l’éthique dont se réclame le déserteur des plateaux ne soit particulièrement élastique…
[...] le : Front National et Les Verts, penchons nous à présent sur le [...]
« Les notoriétés d’un Arthuis Bertrand »
C’est drôle ce lapsus. Yann Arthus Bertrand, ou bien un mix entre Jean Arthuis et Jean-Luc Bertrand ?
Soit dit en passant, tout le trip « Home » nicolahulotesque est typiquement ce qui me dissuade à priori de voter vert.
V@M, je ne suis pas vraiment d’accord avec votre préambule : les Verts ne sont pas une force politique en France.
Le fait de servir de défouloir dans des élections (les européennes)dont tout le monde se contrefout ne fait pas d’eux une force politique.
En France, une force politique, ça pèse plus que 2% ou 3% aux présidentielles et aux législatives : dans un pays jacobin et bonapartiste ce sont les deux seules élections qui valent.
Donc, les Verts ne pèsent rien, sauf les pouillèmes qui manquent généralement au PS pour faire des majorités illégitimes et politicardes de second tour, ce qui n’est possible que là où, pour ceux qui dirigent le pays, le pouvoir ne compte pour rien : municipales et régionales.
Penchez-vous sur les règles d’attribution des sièges de ces deux instances, vous verrez que j’ai raison, et demandez vous au passage pourquoi les grands partis n’ont même pas cherché à en éliminer purement le PCF si ces instances comptent tellement…
Il n’y a ainsi d’autre importance des verts dans ce pays que celle que leur donne artificiellement le PS pour garder de confortables fauteuils , à défaut d’exercer un quelconque pouvoir dans ce pays.
Par ailleurs, il subsiste une confusion médiatique soigneusement entretenue entre les Verts qui se présentent aux régionales et l’Europe Ecologie qui s’est présentée aux Européennes : Europe Ecologie était un conglomérat de circonstance regroupant autant de carpes et de lapins que Dany le Bourge, Eva Joly, José Bové et nos bons vieux Kmehrs Verts à la Voynet-Cochet qui n’ont tous entre eux, quoi que l’on veuille en croire, politiquement rien de commun. Ajoutons à cela des commercants de génie qui ont flairé le filon (le libéral Arthus-Bertrand et le stalinien Hulot), et nous aurons la mayonaise concoctée de toutes pièces par Sarkozy avec son copain Cohn-Bendit pour piquer des masses d’électeurs au PS, et accessoirement fournir des sinécures suffisament confortables à quelques personnalités qu’on préfère voir dormir à Strasbourg.
Et ça a marché.
Aux régionales, les Kmehrs Verts sont tout seuls, et le PS a compris la leçon.
Et celui qui m’obligera à fair pipi dans sa sciure n’est pas de ce monde.
Petite anecdote concernant la « Vert-Attitude » :
Le 15 décembre 2009, au CESCOM de Metz, j’ai assisté au débat sur les nanotechnologies.
Je suis arrivé à pied et en retard, en même temps que le chef de file des verts au conseil régional qui lui se faisait déposer devant l’entrée par la grosse berline avec chauffeur du Conseil régional sembe t’il…
Débat intéressant sur le fond malgré la présence parmi les « experts chargés d’animer le débat » de quelques personnes » qui visiblement n’avaient pas un « niveau suffisant » pour justifier le qualificatif d’expert (je pense en particulier à un tout jeune « vert » qui posaient plus de questions qu’il n’apportait de réponses concrètes…).
J’ai dû partir avant la fin du débat et, sortant du CESCOM, quelle ne fût pas ma surprise de voir la grosse berline du Conseil régional, en attente devant l’entrée, moteur allumé, le chauffeur occupé au volant à lire une revue…
Il m’est difficile d’imaginer le double jeu d’un élu, candidat aux régionales, s’efforçant de multiplier ses interventions en cours de débat pour affirmer peut-être le juste souci d’une démarche écologiste de gauche d’une part, et de constater le mal causé simultanément à la planète par le véhicule de fonction l’attendant en bas, moteur inutilement maintenu allumé…
Est-ce donc cela la « VERT-Attitude » ?
Y a t’il une ressemblance entre le massacre à la tronçonneuse des arbres des rues de Metz par la municipalité PS-verte et le message écolo dont ces dignes représentants se montrent porteurs ?